[FAQ] Le travail en prépa

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[FAQ] Le travail en prépa

Messagepar Miltøn » 28 août 2015, 22:28

Khôlleur en mathématiques, chargé de TD d’informatique. Bidouilleur-technicien et ex-codictateur du forum.

« Nous bâtirons le nouveau monde atomique où l’homme ne sera plus l’esclave de la nature. Laissons le passé aux nostalgiques, vivons l’aventure du futur. »

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Re: [FAQ] Le travail en prépa

Messagepar Miltøn » 28 août 2015, 22:31

Y a-t-il une recette miracle pour réussir en prépa ?

Non. L’ensemble des questions de ce FAQ doit être pris avec un recul important. Le rapport de chaque préparationnaire au travail, aux objectifs et à la réussite est très différent. Certains élèves peuvent sembler réussir en ne faisant presque rien, d’autres bûcher des dizaines d’heures par semaine sans arriver à leurs fins, cela montre bien que l’important n’est pas seulement le travail et sa quantité. Ce forum va tenter d’éclairer un peu les futurs bizuths, sans se prétendre parfaitement exact, exhaustif ni objectif. N’hésitez pas à poser des questions sur les forums pour essayer de recueillir d’autres avis si vous le souhaitez ! :)
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Re: [FAQ] Le travail en prépa

Messagepar Miltøn » 28 août 2015, 22:48

Quelle est la charge de travail en prépa ?

Commencez par compter une trentaine d’heures de cours obligatoires (cf. infra), dépendant de votre filière (voir les FAQ détaillées). Pour les cours scientifiques, certaines de ces heures peuvent être des TP ou TD en demi-groupe, et quasiment chaque cours inclut une partie d’exercices.
Les cours d’une heure sont extrêmement rares. Généralement, les cours magistraux durent deux à quatre heures, avec pause seulement pour les cours de plus de deux heures. Les TP et TD des filières scientifiques durent normalement deux heures.

S’ajoutent d’abord les heures d’évaluation. Les évaluations écrites sont surveillées par vos professeurs, elles ont généralement lieu en plus des heures de cours : le samedi matin pour la plupart des classes, ou bien sur les créneaux de cours qui sont rattrapés lorsque c’est possible (les MP* ont par exemple une heure de maths de plus que prévu officiellement chaque semaine pour rattraper les DS). En première année surtout, il arrive que certains DS aient lieu sur des créneaux de cours sans être rattrapés, mais cela reste rare.
Ensuite, les heures de khôlle (nous y reviendrons dans d’autres FAQ détaillées), à raison de deux par semaine en moyenne (rarement une ou trois). Dans les disciplines littéraires, vous serez seul-e face à un khôlleur en « thurne » (petites salles pour deux à trois personnes) pour une durée allant de vingt minutes à une heure, tandisque dans les disciplines scientifiques, les khôlles ont lieu en trinôme (rarement en binôme) debout au tableau, à l’exception des dernières heures de préparation aux oraux en deuxième année.

Surtout, le travail personnel en-dehors des cours est une part non négligeable de la réussite. Certains choisissent de travailler tout le temps, d’autres très peu mais sont très efficaces, d’autres pas du tout mais réussissent rarement. Au doigt mouillé, la moyenne du travail quotidien des taupins doit être de deux à trois heures par soir, et peut-être cinq à dix heures par weekend. Mais cela varie beaucoup…
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Re: [FAQ] Le travail en prépa

Messagepar Miltøn » 30 août 2015, 11:49

Les résultats obtenus au lycée sont-ils importants ?

Il faut comprendre que la façon de travailler est radicalement différente du lycée. Les lycéens préparent un examen calculé pour que 100 % d’entre eux puissent l’avoir : il est donc très rare que des professeurs de lycée aillent beaucoup plus loin que le programme qui leur est demandé de faire (éventuellement parfois un peu en accompagnement personnalisé, mais cela dépend beaucoup des lycées), l’objectif étant plutôt de faire apprendre le cours à un rythme permettant à toute la classe de suivre, puis s’entraîner à l’appliquer sur des exercices types. Aussi, il n’est pas surprenant de voir que beaucoup d’élèves rentrent en CPGE sans jamais avoir beaucoup travaillé (alors que le recrutement de Fermat est sévère…).
« Des mentions très bien au bac, il faudrait le stade de France pour les accueillir » disait (à raison) M. Gadat, ancien khôlleur en MPSI, en 2013. De nombreux élèves arriveront avec des notes hallucinantes dans les matières dominantes, des moyennes générales parfois au-dessus de 20 au bac et des résultats sans fautes (parfois 20 de moyenne dans une matière) au lycée. Mais ces notes ne sont pas significatives, et finir le lycée avec 19 de moyenne au bac ne signifie pas finir à Ulm ni à l’X.
Donc, si vos notes au lycée (et au bac de français et TPE…) vous ont permis de rentrer à Fermat, tant mieux, c’est qu’elles devaient être bonnes. Mais une fois tout cela derrière vous, vous comprendrez à quel point ces résultats étaient mineurs, à quel point les résultats au bac n’ont aucune importance (sauf s’il s’agit d’un défi personnel, d’un objectif à dépasser). Si vous n’avez eu « que » 15 au bac, ne paniquez pas. Et si vous avez eu 21 de moyenne, allez serrer la main de Mme. Vallaud-Belkacem à Paris, puis remettez-vous au boulot ! :twisted:
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Re: [FAQ] Le travail en prépa

Messagepar Miltøn » 30 août 2015, 12:04

Quelles sont alors les méthodes en CPGE ?

Contrairement au lycée, l’objectif est d’avoir un concours, et vu le niveau général du lycée Pierre-de-Fermat (grâce à la sélection des élèves à l’entrée, au niveau des professeurs et l’émulation entre élèves), les ceux des meilleures écoles, dans toutes les filières. Que vous soyez en MPSI, hypokhâgne, PCSI, ECS, Chartes ou bio, vous aurez forcément dans votre classe des élèves visant les écoles considérées comme les plus difficiles à avoir (ÉNS de Paris (Ulm) et Lyon, École polytechnique, École des Chartes, Écoles vétérinaires, HEC, etc.). Les professeurs le savent, et pousseront donc le plus possible les élèves qui en ont les moyens à aller dans une de ces écoles, en essayant de ne pas faire décrocher le reste de la classe : dans l’idéal, tout le monde devrait être au maximum de ses capacités sur le long terme.

Contrairement à la fac, tous les cours sont obligatoires (avec sanctions si manque d’assiduité et de ponctualité). Durant les cours, tout ce que font les professeurs est important. Les éléments de cours doivent être soigneusement appris, dans toutes les filières : en scientifique, vous serez interrogés dessus en khôlle (voir les rubriques détaillées dans les FAQ spécialisées par filière [à écrire]) toutes les semaines ou toutes les deux semaines en sachant que la maîtrise parfaite du programme est attendue pour tous les concours ; tandis qu’en littéraire, les analyses faites par les profs seront souvent à la base de votre travail de dissertation, et les très nombreux exemples donnés devront être utilisés pour agrémenter vos compositions. Quant aux séances d’exercices (en scientifiques seulement), elles permettent d’appliquer le cours en allant beaucoup plus loin, en étudiant de nouvelles méthodes de résolution, en apprenant la technique (savoir calculer), et bien souvent en découvrant des résultats hors programme qui peuvent sauver la vie à un concours lorsqu’on s’en souvient.

Apprendre le cours intégralement (donc y compris les exemples et chiffres en littéraire, les démonstrations et exercices types du cours en scientifique) est donc le premier et le plus important des travaux à fournir. Cela permet de ne jamais se retrouver complètement largué, et dans les séries non-littéraires (où le choix d’écoles est le plus large) d’être à peu près certain d’avoir une école. Il faut ensuite le pratiquer, s’entraîner, et ne jamais se limiter au strict minimum, sans pour autant s’épuiser (voir la suite de cette FAQ).
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Re: [FAQ] Le travail en prépa

Messagepar Miltøn » 30 août 2015, 12:28

Et si je n’y arrive pas ?

L’écrémage est évidemment beaucoup plus fort qu’au lycée. Cela signifie qu’un élève totalement largué, ne parvenant plus à suivre en cours voire régulièrement absent, et dont les résultats sont beaucoup trop bas pourra être dirigé vers la sortie, après plusieurs discussions et entretiens avec les professeurs. Cela ne veut pas dire qu’à chaque DS, ceux qui ont une note en-dessous d’un certain seuil sautent, cela ne veut pas dire non plus que le dernier de la classe est automatiquement viré. Mais les professeurs ne souhaiteront pas garder un élève qui décroche, qui ne gagne plus rien à venir en cours en raison de l’écart de niveau, voire handicape le reste de la classe en raison de son écart.

Il est plus fréquent en MPSI et PCSI de voir des démissions volontaires d’élèves. Généralement, elles ont lieu en fin de première année, dans une proportion qui n’est pas constante (à la fin de ma sup’, tout le monde est resté ; tandisque les élèves une année en-dessous ont enregistré quatre ou cinq démissions) ; mais des départs en cours d’année surviennent aussi. En revanche, dans toutes les autres filières (HKH, Chartes, bio et ECS), une partie de la classe se voit souvent refuser le passage en deuxième année à Fermat (je laisserai les élèves des séries concernées faire une FAQ spécifique). Ces élèves sont souvent redirigés vers la fac, ou vers d’autres CPGE moins sélectives.

N’oubliez pas que depuis la réforme LMD, les CPGE délivrent une formation équivalente aux universités européennes. Ainsi, à moins qu’un problème particulièrement important fasse qu’un de vos profs refuse de vous donner les ECTS (extrêmement rare), vous pouvez de droit vous inscrire en deuxième année de licence si vous avez terminé votre première année de prépa. Dans les autres cas, s’inscrire en parallèle à l’université (le Mirail Jean-Jaurès pour les littéraires, Capitole pour les sociologues, Paul-Sabatier pour les scientifiques) permet en cas de « décrochage » ou démission de ne pas perdre un an. L’inscription est obligatoire (quelqu’un peut me le confirmer par message privé ?) pour les littéraires et ECS, et de plus en plus conseillée aux scientifiques (même si jusqu’à maintenant, très peu d’élèves font la démarche).

Enfin, en cas d’échecs en deuxième année, de nombreuses voies sont ouvertes. Pour les littéraires, le fait de khûber (redoubler sa deuxième année) ne fait pas perdre un an puisque la troisième année permet d’obtenir une licence et donc de s’inscrire en master l’année suivante (ou en deuxième année à l’ÉNS). Beaucoup d’élèves n’ayant pas eu l’ÉNS (ou les quelques autres concours ouverts) font aussi le choix de s’inscrire à l’université de la Sorbonne (ce n’est pas de droit, mais on n’a jamais vu d’élève refusée). Chez les scientifiques en revanche, on ne reçoit pas d’ECTS supplémentaires pendant la 5/2, mais cela permet souvent d’avoir accès à de meilleures écoles. Très rares sont donc les élèves relâchés dans la nature sans rien après la prépa.
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